+ D’INFOS - Samarcande
Historique

Samarcande est né du projet Babylone, réponse concrète née des difficultés de la section « Détour » face à la politique thérapeutique de « La petite Maison » à Chastres. Suite à une intervention de la Ligue des Droits de l’Homme, fin des années 80, le Détour fut fermé par ordre judiciaire en 88. Mais dans le courant des années 80, certains éducateurs du Détour s’étaient vus confier la tâche de mettre un projet en place pour « resocialiser » les ados à la sortie de cette thérapie dans le but de les autonomiser. Bernard De Vos, éducateur au Détour, créa « Babylone » pour réaliser cette resocialisation. Dès le départ, le projet de Babylone, financièrement lié à la Petite Maison, s’inséra dans Etterbeek en proposant aux adolescents de s’investir dans une équipe de déménagement, des activités sportives, un restaurant social où les jeunes avaient l’occasion de travailler.
Les éducateurs créèrent une asbl. « L’école de l’aventure », qui offrait la possibilité à ces jeunes de partir à l’étranger pour faire des sports extrêmes.
Une période de remous (problèmes de financement), provoquèrent le licenciement de l’équipe de Babylone. Pendant cette période de remous et sachant que le projet Babylone allait expirer, ils créèrent une nouvelle asbl « Samarcande » qui se proposait de perpétuer Babylone. Certains membres fondateurs de Samarcande appartenaient à l’équipe de Babylone, les autres étaient des amis.

Une autre asbl, Concert, travaillait sur le quartier limitrophe entre les communes d’Ixelles et d’Etterbeek (chaussée de Wavre, place Jourdan, rue Grey, square Dei Marmi, etc.). Son objet social était l’animation, en particulier avec les jeunes et les personnes en difficultés. A ce titre, Concert réalisait des animations dans les institutions d’aide à la jeunesse, en milieu psychiatrique et en maisons de repos. Malheureusement, les accords de la Saint Michel ont sonné le glas du soutien de la Communauté française au financement de ces projets. Les animateurs de Concert, concernés par la situation des jeunes du quartier, avaient entrepris avec eux différentes activités telles que école des devoirs, expression théâtrale, musicale et vidéo ainsi que formations d’animateurs. A ce moment, la Commune d’Etterbeek a sollicité Concert pour mettre en œuvre le Programme d’Intégration et de Cohabitation (PIC) local et aller à la rencontre des jeunes hors temps scolaires et sur des sites posant des problèmes de cohabitation entre habitants du quartier et jeunes. Cela concernait des jeunes de la commune d’Ixelles et des jeunes d’Etterbeek. Beaucoup de ces jeunes étaient laissés à eux-mêmes. Dans le cadre du PIC, jusqu’en 1993-94, outre l’école de devoirs pour les adolescents et une présence d’éducateurs de rue, l’association animait une équipe de mini-foot qui avait beaucoup de succès. Des problèmes de financement des emplois ont contraint l’association a mettre fin à ce programme et c’est Samarcande qui a repris le Programme d’Intégration et de Cohabitation d’Etterbeek. En 1995, une collaboration s’est mise en place entre l’association Concert, le Centre de Formation d’Animateurs et Samarcande pour la mise en place d’un atelier de cinéma pour les jeunes. Et c’est ainsi que le directeur de Concert, Daniel Detemmerman rejoignit le conseil d’administration de Samarcande. Lorsque l’asbl Concert arrêta ses activités, c’est tout naturellement que Samarcande reprit en partie les activités de quartier de Concert.

Fin des années 90, Samarcande s’inscrivait progressivement dans la philosophie A.M.O. L’association, même si elle correspondait à un modèle tenant davantage du cadre « maison de jeunes », avait déjà mis en place un accueil individuel pour des jeunes en demande. Le travail à destination des jeunes de Samarcande était fortement inspiré par Jules Brunin et son livre « L’enfer des Gosses » qui dénonçait les conditions d’existence des enfants dans les homes.

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